La question revient chaque année avec une insistance croissante : Lamine Yamal est-il déjà en position de viser le Ballon d'Or ? Le débat est plus sérieux qu'il n'y paraît, et les arguments des deux côtés méritent d'être examinés avec soin.

Les arguments pour

Ses statistiques individuelles en 2025-26 sont parmi les meilleures de son poste en Europe. Son taux de création de chances, son nombre de dribbles réussis et sa contribution directe aux buts du Barça le placent dans le top 5 des ailiers du continent. À 18 ans, c'est un niveau de performance qui dépasse largement la moyenne des candidats de son âge. De plus, il a déjà un trophée majeur en sélection (Euro 2024), ce que beaucoup de finalistes du Ballon d'Or n'avaient pas à cet âge.

Les arguments contre

Le Ballon d'Or récompense traditionnellement une saison complète au plus haut niveau, avec des performances décisives dans les moments les plus importants. La Ligue des Champions reste le baromètre principal. Sans titre européen, ou sans une campagne individuelle extraordinaire en C1, il sera difficile de battre un Mbappé, un Vinicius ou un Bellingham qui auront potentiellement remporté la coupe aux grandes oreilles. Le jury de France Football accorde également un poids important aux titres collectifs.

Le scénario idéal

Le scénario idéal pour Yamal serait une saison 2026-27 avec : Champions League remportée avec le Barça, titre en Liga, et Coupe du Monde 2026 avec l'Espagne. Dans ce cas, le débat serait fermé avant même la remise du trophée. Mais l'alignement de ces trois éléments relève presque du scénario de jeu vidéo.

La réalité est que Yamal se rapproche chaque saison du niveau requis pour gagner ce trophée. L'année 2027 ou 2028 semble plus réaliste — à condition qu'il continue sur cette trajectoire et que le Barça lui offre la vitrine européenne dont il a besoin.