Il y a quelque chose de presque douloureux à voir Lamine Yamal rendre hommage à Messi, Neymar et Cristiano Ronaldo. Pas parce que ce respect n'est pas mérité—il l'est évidemment—mais parce qu'il cristallise une vérité : le football est passé à la génération suivante, et Yamal en est le premier représentant.
Ces trois monstres sacrés ont façonné deux décennies. Messi au Barça surtout, qui a redéfini ce qu'un ailier-attaquant pouvait faire. Yamal, formé dans la même Masia, ne rejoue pas les mêmes matchs. Il en joue d'autres, plus modernes, plus défensifs, plus tactiques.
Mais le gène est là. Cette capacité à transcender le poste assigné. Cette intelligence de jeu précoce. Cette faim de perfectionnement constant. À 18 ans, Yamal ne demande pas la permission pour être bon. Il l'est, déjà, et cherche comment être meilleur.
Le danger, pour lui, sera de laisser les comparaisons avec Messi le paralyser. Le danger, pour le Barça, sera de voir en Yamal une rédemption facile des années Bartomeu. L'histoire du football n'aime pas les raccourcis nostalgiques. Elle avance ou elle meurt.
Yamal avance. C'est suffisant pour aujourd'hui.
Sources: Foot Mercato ; Maxifoot