Le président de la fédération marocaine s'est récemment amusé à relever une bizarrerie étymologique : « Je ne connais pas d'Espagnol qui s'appelle Jamel ». Sous-entendu, Lamine Yamal est marocain d'origine, donc marocain. Cet argument, populaire sur les réseaux, ignore une réalité fondamentale : le football n'est pas l'ADN, c'est le choix.
Yamal a choisi l'Espagne. Il a grandi à Barcelone, parlé catalan avant l'arabe, joué au Barça avant de jouer n'importe où ailleurs. Ce qui compte en sport, ce n'est pas d'où viennent tes parents, c'est où tu as bâti ta vie. Yamal l'a bâtie en Catalogne.
Le Maroc dispose d'excellents joueurs. Ils n'ont pas besoin de se battre pour convaincre un ailier formé en Espagne de les rejoindre. Cela sent l'opportunisme sportif, pas la passion.
La Roja a raison d'avoir Yamal. Non parce qu'il a un parent marocain, mais parce qu'il est le produit du système espagnol, qu'il incarne ses valeurs, son style de jeu. À 18 ans, il a déjà décidé qui il était. Respectons ce choix.
Sources: Le Parisien ; Foot Mercato