Ruud Gullit a posé la question. Lamine Yamal, malgré ses dix-huit ans tout juste célébrés, pourrait-il décrocher le Ballon d'Or 2026 ? La réponse honnête : non, probablement pas. Mais la vraie question, c'est pourquoi est-ce même devenu une conversation légitime ?
Le calcul des récompenses individuelles favorise rarement les jeunes joueurs. Ils manquent de continuité, de bilan cumulé, de prestige accumulé au fil des saisons. Même Mbappé, qui redéfinissait les standards à dix-neuf ans, n'a remporté son premier Ballon d'Or qu'à vingt-trois ans, quand sa domination était devenue écrasante et incontestable.
Pourtant, il existe chez Yamal quelque chose qui fascine les analystes : une précocité tactique combinée à une exécution technique fiable. À dix-huit ans, il ne joue pas comme un enfant doué. Il joue comme un ailier chevronné qui comprendrait instinctivement les espaces.
Pour briguer le Ballon d'Or en 2026, il faudrait que Yamal impose une domination visuelle et statistique pendant une saison complète. Que le Barça remporte La Liga et progresse profondément en Ligue des champions. Que l'Espagne fasse sensation à la Coupe du Monde. Théoriquement possible ? Oui. Probable ? Non.
Mais cela ne diminue en rien son intérêt. Yamal est un projet. En le suivre, c'est parier sur une trajectoire qui pourrait redéfinir le foot européen des années 2030.
Sources: Goal.com ; Foot Mercato