La question semble absurde. Lamine Yamal a 18 ans. Comment pourrait-il concourir sérieusement pour le Ballon d'Or aux côtés de Mbappé ou d'autres monstres établis ?

Et pourtant, rien n'est impossible. Si l'Espagne remporte la Coupe du Monde et que Yamal en est le facteur clé, si le Barça gagne la Liga, si ses statistiques offensives dépassent toutes les normes... le débat existera.

Le problème ? Ce sera infondé. Un Ballon d'Or à 18 ans pour un joueur, même extraordinaire, serait une erreur majeure. Cela enverrait le message que le foot n'est qu'un classement, un chiffre, une statistique. Or, Yamal a besoin d'apprendre. Il doit connaître les revers, les blessures, les phases creuses. Ceux qui ont reçu des honneurs trop tôt – pensez à certains talents prometteurs des années 2010 – en ont souvent souffert psychologiquement.

Le vrai souhait qu'on doit avoir pour Lamine, c'est qu'il progresse tranquillement, loin des spots incessants. Qu'il soit bon à 22 ans, meilleur à 25, extraordinaire à 28.

Le Ballon d'Or peut attendre. Lui aussi.

Sources: Foot Mercato ; ladepeche.fr