Il y a quelque chose de troublant dans la déclaration récente de Lamine Yamal : « Visiter les mosquées me procure un sentiment de paix et de tranquillité. » Pas de selfies, pas de revendication identitaire bruyante, juste une jeune homme qui cherche l'équilibre.
Dans un univers du football où le bruit règne en maître—réseaux sociaux, sponsors hurlants, micro-agressions médiatiques—il est rafraîchissant de croiser un talent qui protège son intériorité. À 18 ans, Yamal pourrait jouer la star, revendiquer ses origines, construire une marque personnelle. Au lieu de cela, il se cherche dans le silence des lieux de culte.
Cela dit quelque chose sur sa génération et sur lui spécifiquement. Yamal comprend instinctivement que l'excellence sportive n'exige pas du théâtre personnel. Ses performances parlent. Ses créations en bord de terrain suffisent. Il n'a pas besoin de se définir par des attitudes ou des scandales.
Il y a une leçon là pour tous les jeunes talents en quête de visibilité. Yamal choisit délibérément la discrétion comme force. Pendant que d'autres se construisent des personnages, lui cultive une profondeur que les caméras ne captureront jamais. C'est peut-être cela qui le séparera définitivement des autres : pas la dextérité du pied gauche, mais la solidité intérieure.
Sources: Linternaute.com