Depuis l'Euro 2024 remporté à Berlin, Lamine Yamal est devenu l'une des pièces maîtresses de la Roja. À 17 ans, il a participé à une victoire en tournoi majeur, avec un rôle de titulaire assumé dès les phases éliminatoires. Pour un joueur de son âge, c'est exceptionnel. Mais la vraie question qui se pose maintenant, c'est : peut-il devenir le leader de cette sélection sur la prochaine décennie ?
Une génération différente
La génération 2010 avait Xavi, Iniesta et Villa comme cadres. Celle de 2012 avait les mêmes, plus une défense hermétique. Yamal n'a pas encore ce statut de leader vocal ou tactique — c'est normal à 18 ans. Mais il a quelque chose que peu de joueurs possèdent : une capacité à changer un match en quelques secondes, ce que Xavi et Iniesta faisaient dans la durée mais rarement dans l'instant.
Un collectif équilibré
Ce qui est intéressant avec la Roja actuelle, c'est que Yamal n'est pas seul. Pedri, Gavi, Nico Williams forment une génération cohérente, avec un vrai style de jeu ancré dans la tradition du jeu espagnol. Yamal y apporte l'imprévisibilité et la verticalité. C'est complémentaire, pas redondant.
La Coupe du Monde 2026 en ligne de mire
Pour la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera sur le sol américain avec l'Espagne parmi les favoris, Yamal sera probablement titulaire à 18 ans. La question de savoir s'il peut peser dans une compétition aussi longue et physique que le Mondial est légitime. L'Euro s'est bien passé. Mais le Mondial, c'est encore une autre dimension.
Si l'Espagne devait soulever le trophée en 2026, Yamal entrerait dans l'histoire comme l'un des tout premiers joueurs à gagner l'Euro et le Mondial consécutivement avant l'âge de 20 ans. Un scénario que les supporters ibériques ont bien le droit de rêver.