La Coupe du Monde 2026 se jouera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. L'Espagne figure parmi les favoris sérieux. Lamine Yamal aura 18 ans au coup d'envoi. L'alignement de ces facteurs génère naturellement des attentes. Mais jusqu'où ces attentes sont-elles réalistes ?

Le contexte : une Espagne en forme

Pour placer la question en contexte : au dernier Mondial auquel l'Espagne a participé (2022, Qatar), Yamal n'était pas encore en âge d'être sélectionnable. La Roja avait été éliminée en quarts par le Maroc. Depuis, sous la direction de Luis de la Fuente, l'Espagne a remporté l'Euro 2024, et Yamal a été l'un des artisans de cette victoire. La continuité dans les performances collectives est un bon signe.

Le scénario idéal pour un jeune joueur

Pour un joueur de 18 ans dans un grand tournoi, le scénario idéal est de jouer titulaire dans un contexte d'équipe solide, sans que toute la pression repose sur ses épaules. C'est exactement la situation dans laquelle Yamal devrait se trouver : l'Espagne a suffisamment de qualité collective pour ne pas dépendre d'un seul joueur, ce qui libère Yamal pour jouer son football sans pression excessive.

Ce qu'il est raisonnable d'attendre

Attendre de lui qu'il soit le meilleur joueur du tournoi serait excessif. Attendre de lui qu'il soit dans le top 5 des joueurs les plus influents et qu'il contribue concrètement à une éventuelle finale espagnole est tout à fait raisonnable. L'autre variable, c'est l'adversité. Le Mondial se joue sur 7 matchs en moins d'un mois, avec une montée en puissance des adversaires à chaque tour. Si Yamal parvient à rester décisif dans les phases à élimination directe, il pourra légitimement parler de Ballon d'Or après le tournoi.